En troisieme classe

Salut famille, amis, admirateurs, conducteurs de tuk-tuks et femmes girafes

On peut en apprendre beaucoup en observant les moyens de transport d un pays. Rapide comparatif entre Paris et Belgrade. A Paris, le bus est bas , roule lentement avec un chauffeur discret et aucune chance de se faire coincer la main par la mousse qui recouvre gentiment les portes. Un bus civilise en somme. A Belgrade, s accrocher a la barre n est pas une option, le bus s arrete a peine et les insultes du chauffeur envers les autres conducteurs et les passagers fusent. Et les portes ne se ferment pas: elles se claquent et arrachent les membres.

Ici, en Thailande, nous avons parcouru pres de 2000 km en tres peu de temps et par tous les moyens. C est dire qu on est devenu expert en la matiere. Tuk-tuk, velo, car, train, elephant; ne manque plus que la moto mais un accident de la route impliquant justement un touriste nous en a pour le moment (parents) dissuade.

Entre le Nord et le Sud, nous avions decide de faire un halte a Sukhothaï, petite ville entre Chiang Mai et Bangkok. Coordination parfaite: a peine notre excursion terminee, nos guides nous ont deposes a la gare pour le train de 21h. Il etait alors 19h. Arrives a la gare, nous preparons deja la suite de notre voyage: tout concorde.
Mais au guichet: le train de 21h a ete annule. Pourquoi? Ils savent pas. Quand est le prochain? Demain matin, peut-etre. Est ce qu il y a des places pour celui la? Ils savent pas. Est ce qu un car assure la liaison jusqu a Sukhothaï? Ils savent pas. On s’eloigne avant que leur ordinateur n explose!
On ne se decourage pas, direction la gare routiere. Arrivee sur place. Bus pour Sukhothaï? Adressez vous au bureau des informations. Aux informations: adressez vous au guichet. Au guichet: adressez vous a la compagnie… 20 minutes plus tard, on nous apprend qu il y en a 1 dans 10 minutes. Peut on avoir des places? Trop tard. Restons zen. Quand est le prochain? A 4h du mat’ (il est alors 21h). On peut acheter une place? Non, ils ferment. Pour ouvrir a…? 6 h. Mais le car part a 4h?…
L avantage lorsqu on dort dans une station de cars thailandaise c est qu on ne peut pas mourir de froid . Et a part quelques rats, cafards et individus etranges, nous avons passe une nuit a peu pres correcte.Sauve qu a l heure du depart commencait une autre epreuve. Que dire d autre a part que le mec roulait a 120 et prenait les virages…a 120 aussi. Le tout sur une route thailandaise, sans amortisseurs, sac sur les genoux et tete dans le cul.

Sukhothaï: ville tres plaisante, principaux vestiges khmers sur place: c est beau, c est grand, c est vieux. Petite excursion a velo.

Et puis la est arrive l imprevisible, l’ impensable, l inevitable. Nous avons pris un VRAI train thailandais.
Ok: on est toujours dans le Nord et il faut aller dans le Sud en passant par Bangkok. Sauf que pour cause de Full Moon, plus de place dans ce deuxieme train sauf en troisieme classe. Et pourtant la journee avait commence sans accrocs: tuk-tuk a 7h, bus pour la gare a 8h30, arrivee sur place a 9h30 pour un train a 10h15. A l aise. On se dit alors tant pis: train pour Bangkok en seconde et pour le Sud en troisieme, ca va pas nous tuer. Mais ce qu on nous avait pas dit, c est que le train qu on avait pris pour aller dans le Nord (precedent post), c etait du chique, du pipo pour les touristes. La, plus de petite couverture, plus d hotesse sympas. C est avec les thais, a la dure mon pote: sieges bousilles, dechets par terre et marchands ambulants qui gueulent pendant tout le trajet. Par rapport au premier voyage, c etait deroutant mais toutefois correct. Et puis il a eu qu une petite heure de retard. Sauf qu on s est demande: notre troisieme classe, c est par rapport au premier trajet ou a celui-la?

On allait pas tarder a le savoir. A 19 h, tres precise, nous avons embarque a bord du terrible <> . Cette troisieme classe que meme le guide du routard deconseille, alors que c est le genre de personnes a deconseiller les endroits ou il y a le moindre debut de civilisation parce que ca fait pas <>.
On vous avait dit dans le dernier post que <>genre de train n existait pas. Mea Culpa. T’as tout: le train en bois, le cul par terre – pas parce qu il y a pas de sieges, mais parce que ces derniers sont des banquettes en bois qui tombent par terre au moindre mouvement- et meme les aligators. Il faut ajouter a cela les enfants qui braillent, les passagers plus que bizarres et quelques odeurs suspectes. Et pendant que de l autre cote de la porte, les charmantes hotesses  de la seconde souhaitaient bonne nuit aux voyageurs plus fortunes et mieux organises, nous, nous nous efforcions de trouver un peu de confort en usant de vieilles techniques sioux (Techniques sioux: s etaler sur les deux banquettes et faire semblant de dormir a chaque arret en comptant sur la pudeur des thais pour qu ils se cherchent une autre place)

Ces 12 heures de trains ont ete dures. Mais finalement, c etait pa mal de se retrouver avec les vrais thailandais. Meme si on ne fait pas partie des leurs sous pretexte qu on a partage leur precarite pendant ces quelques heures, on etait content d etre des observateurs privilegies  de leur vie. On s est senti ailleurs, arraches a notre confort quotidien.

On est dans le Sud, petit coin de Paradis. On vous en dit plus bientot. On espere que vous allez tous bien et on vous embrasse.

 



Au Zoo.

Salut famille, amis, admirateurs et conducteurs de tuk-tuk,

Comme promis nous vous envoyons un second post depuis Chiang Mai, la plus importante ville du Nord de la Thailande. Il s’agit du point de depart des differentes excursions dans la jungle ou a dos d’elephant. Ce fut pour nous l occasion de nous confronter au monde animalier. Mais n’allons pas trop vite.

Tout d’abord il nous a fallu quitter Bangkok. Et ca a ete beaucoup plus facile qu on ne le pensait. En prenant le train en Thailande, on s imaginait se retrouver dans des wagons en bois entoures de thailandais louches assis par terre transportant des cages avec des poules ou des aligators. Nous avons ete soulages – ou decus, je ne sais pas tres bien – de constater que ce genre de train n existe pas. Un personnel de bord tres accueillant nous a distribue des petites couvertures avant d eteindre la lumiere, en nous embrassant presque pour nous souhaiter bonne nuit – on est loin d Indiana Jones. La seule veritable difficulte a ete la longueur du trajet: 12 heures de train bondissant, mais apres l A-380, c etait finger in the nose.

Arrivee a Chiang Mai. Ville sans grand interet et qui tranche par son calme avec Bangkok (meme s il s agit de la seconde plus grande ville du pays). Et de facon imprevue, notre rencontre avec le monde animalier commence des notre arrivee. Alors que nous sortons tranquillement de notre auberge de jeunesse, un serpent <> du premier etage d une petite maison adjacente et continue tranquillement son chemin…  Stupeur.

L excursion commence le lendemain des 8 h et pour deux jours. Au programme: elephant, rafting, rando dans la jungle, le tout ponctue de haltes culturelles. Et la, on oublie Chiang Mai, Bangok, immeubles modernes et tuk-tuk. On s est vraiment senti ailleurs: montagnes verdoyantes a perte de vue, jungle, ruines de la civilisation khmer et rizieres. 

On ne va pas vous faire la description etape par etape de notre voyage mais juste vous parler de deux points qui nous ont marques: l un tres positif, l autre… bah … un peu moins.

Ce qui a ete formidable c est la rencontre avec la Nature. Nous avons ainsi pu <> un elephant et meme le nourrir. Pareil avec des singes dans une grotte avoisinant la jungle. Un veritable zoo en pleine nature avec la possibilite de voir les animaux comme jamais. On a une tonne de photos et meme une video sur l elephant. On vous montrera tout ca des que possible.
On sait, c est niais, tres touristique et probablement sans aucun danger: rafting sur un fleuve qui mouille plus qu il ne fonce, des elephants tres dociles et des singes qui n en sont pas a leurs premiers humains! Mais qu est ce que c etait cool!

Et puis il y a eu un autre zoo, plus macabre celui la. Dans cette zone, habitent des tribus  montagnardes et parmi elles, il y a les fameuses femmes girafes - elles  se mettent des anneaux autour du cou, ce qui a pour effet de rallonger ce dernier. Aujourd’hui, toutes les excursions dans le Nord proposent la visite des femmes girafes. Des le depart, l idee d aller les photographier comme des animaux nous enchantait pas des masses. Mais la, c etait pire que tout. En fait, on nous a amene dans une espece de village artificiel ou ils ont reuni un echantillon de toutes ces commaunautes tribales. Car on a du mal a imaginer que les hasards du voisinage aient fait qu une long neak lady se soit installee a cote d’un big ears man etc…
On avance donc dans ce truc pendant que le guide les pointe du doigts, nous invite a nous photographier avec elles, tire limite sur leurs colliers. De leur cote, les maris poussent les enfants dans nos pattes pour on ne sait quelle raison. Enfin si,  on le sait: il y a une billetterie dans ce veritable zoo humain… Bref, on se sentait mal, tres mal. Les membres de ces tribus ne sont pas thailandais et ont le statut de refugies politiques: raison de plus probablement, pour en faire un peu ce qu on en veut.               

Nous continuons notre voyage vers le sud et ses iles paradisiaques, avec quelques arrets dans la Plaine Centrale. Mais nous aurons l occasion de vous en reparler dans un prochain post.



Les rescapés du A-380

Salut famille, amis, admirateurs,

On vous écrit en ce moment depuis Bangkok mais que ce fut dur d’y arriver. Au bout d’ une heure de vol assez agité, le commandant de bord fait une annonce: << Veuillez vous atttacher nous allons traverser une zone de turbulences>> Soit, ce n’est pas la premiere fois que ca arrive. Tout le monde switch sur la caméra qui permet d’avoir la vue du pilote- c’est beau la technologie- mais la pas la trace d’un nuage, l’avion ne tremble pas mais fait juste de droles de bruits. L’equipage ne perd pas son sourire mais s’attache fermement. Au bout de dix minutes d’attente, deuxieme annonce: <> A CDG, nous attendent pompier et tutti quanti. Le lendemain, il s’est avéré  que le < > residait dans la panne de deux reacteurs et que les pompiers étaient sur place a cause d’un début d’incendie. Coool. On se serait crashé qu’ on aurait rien remarqué.

Mais nous sommes en vie. Ce qui nous permet de vous ecrire amis,famille et admirateurs pour vous donner NOS premieres impressions sur la cité des anges. Passons les banalités, il fait chaud, cest bruyant, ils conduisent vite et y’ a des putes. Bon. Voila quelques impressions plus personnelles: les thailandais sont beaux et surtout, leurs styles sont tres diversifiés: y a des punks, des emo, des rockers, des bimbos -et des lady boys- et des gens plus traditionnels, plus classiques. Nous avons été surpris de voir une telle diversité: modernites et traditions se mélangent parfaitement. On a beaucoup de mal a comprendre les prix et on se retrouve parfois confrontés a des incohérences: dans leur super centre commercial, manger coute moins cher qu’aller aux toilettes. Le premier jour a été un peu difficile, mais nous sommes de plus en plus sous le charme.

Et puis il y a les tuk-tuk. Experience inoubliable. Rien qu’hier nous l’avons pris 3 fois. Alors qu’au bout de la premiere on s’était juré de ne plus recommencer. Ils conduisent comme des fous et surtout t’emmenent ou ils veulent. Mais le dernier tuk-tuk qu on a pris a failli etre LE dernier (ca c’est pour les parents.). Je resume la situation en trois mots: nuit, tuk-tuk fou, pluie….

Demain nous partons pour le Nord de la Thailande: train de nuit, arrivée matinale a Chang Mai, puis excursions diverse pendant une semaine. On vous envoie un post pour vous raconter ca.

PS: Pardon pour l’image pas de lecteur de carte ici. Ca fait un peu cheap mais on met une photo des que possible

 

 



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